EPHEMERIDE
à il...
Te tendre la main, te prendre par la taille,
t'emmener au bal sans masque,
au magasin, ce soir multicolore.
Et danser, danser, danser...
aux musiques des violons tziganes, toute la nuit...
sous la lune rousse dans tes cheveux, toute la nuit...
tout près des étangs endormis au fond de tes yeux.
Partir, partir pour un voyage.., vers les mers occitanes,
là-bas... oui, là-bas dans l'île,
où les ombres ne sont pas rebelles,
où les ombres chantent la Chanson...
Te serrer fort contre moi,
te serrer fort entre mes bras,
te parler doucement des lendemains...
Te dire une gare, un foulard, enfouis au fond de nous,
te dire une rivière perdue au milieu de rochers épars,
te dire l'odeur d'un café-crème dans un bistrot d'une ville,
te dire les musiques limonaires à chaque coin des rues.
Et te dire... te dire... te dire...
Puis, recommencer...
chaque jour lumière,
ce voyage au milieu de nos c½urs
ce voyage au milieu de nos corps...